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Pourquoi renverse-t-on du vin à la mention de chaque plaie d’Egypte le soir du Seder de Pessa’h & que doit-on faire avec le vin répandu ?

KidoucheQuestion :
Pourquoi renverse-t-on du vin à la mention de chaque plaie d’Egypte le soir du Seder de Pessa’h & que doit-on faire avec le vin répandu ?

Réponse :

Chaque cérémonie juive est réalisée grâce à une coupe de vin. La cérémonie du mariage, la Brit milah -בְרִית מִילָה (circoncision), l’entrée et la sortie du Chabbat, les fêtes et le Seder de Pessah, toutes ces cérémonies sont réalisées sur un verre de vin rempli que nous buvons après avoir récité la bénédiction.

Pourquoi en est ce ainsi ? Ne pouvons-nous pas réciter les prières en restant sobre ? Pourquoi est ce que nous semblons profiter de la moindre occasion pour boire ?

Réciter une prière sur une coupe de vin fait naître un pouvoir particulier, qui nous permet de boire, d’absorber le moment. Au lieu de juste réciter des mots vaguement dans l’air, nous récitons nos bénédictions sur une coupe, qui aborde nos paroles. Nous pouvons alors boire la coupe, afin d’imbiber la bénédiction, de la rendre matérielle.

Sous la ‘Houppa – חוּפָּה (dais nuptial), la mariée et le marié boivent dans la même coupe de vin, ainsi ils ingèrent littéralement les bénédictions qui leur sont dédiées. Lors d’une Brit milah, on donne au bébé une goute de vin qui a reçu les prières pour que les mots béni fassent partie intégrante de son corps. Lors des jours de fête, nous buvons les bénédictions de la fête pour les emporter avec nous lorsque la fête s’achève.

Au cours du soir du Seder, nous racontons l’histoire de nos ancêtres qui étaient esclaves en Egypte et nous chantons des chants pour remercier D.ieu de les avoir libérés. Alors que nous relatons cette histoire, la coupe de vin retient notre attention, absorbe chaque mot et capture le son de chaque chant. Cela jusqu’à ce qu’on atteigne la fin de l’histoire, à la suite de laquelle nous pouvons vider la coupe de vin et ingérer ce moment. Nous ne faisons pas que lire la Haggadah-  הַגָּדָה‎, (livre du Seder qui contient l’histoire de la sortie d’Egypte) nous la matérialisons pour l’emporter avec nous. Nous buvons notre liberté, nous ingérons le miracle passé. L’histoire de foi et de liberté se matérialise dans notre propre réalité.

Cependant il y a certains mots que nous ne voulons pas ingérer. Les 10 plaies d’Egypte, qui décrivent les maux infligés par les Egyptiens, représentent des énergies négatives que nous préférons ne pas introduire dans notre corps. Donc après la lecture de chaque plaie nous vidons de la coupe une goutte de vin, ainsi nous éloignons les forces du supplice et leur malédictions, et nous ne gardons que la coupe qui a reçut les bénédictions. On devra ensuite se débarrasser du vin répandu, le boire reviendrait à ingérer les plaies.

Les mots comptent. Notre entourage absorbe nos paroles. Faites attention à ce que vous dites et soyez encore plus précautionneux face à ce que vous ingérez.

Laissez les plaies aux cruels oppresseurs. Nous ne devrions qu’avoir des bénédictions. Je vais boire pour ça !

Pessa’h Casher VéSaméa’h !
Bonnes fêtes de Pessa’h !

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Publié par sur Avr 5 2017. Archivé sous Coutumes, Pessa'h. Vous pouvez suivre les réponses à cet article par le RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse ou un trackback sur cet article
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